Nicolas Bouvier

  • « Le voyageur est une source continuelle de perplexités. Sa place est partout et nulle part. Il vit d'instants volés, de reflets, de menus présents, d'aubaines et de miettes. Voici ces miettes ». Trois magnifiques textes sur le Japon où l'auteur de L'Usage du monde entremêle récit de voyage et histoire de l'archipel. Un moment de pur plaisir.

    1 autre édition :

  • Ce pourrait être le récit d'un séjour exotique, c'est le voyage intérieur d'un homme arrivé à ceylan après un long périple, pour achever le voyage intérieur au bout de lui-même.
    Le narrateur fait lentement naufrage, enlisé dans la solitude et la maladie, frôlé par la folie. et là, sous l'oeil indifférent des insectes qui se livrent autour de lui à d'effroyables carnages, et des habitants qui marinent dans la chaleur comme un sombre bestiaire fainéant, l'auteur reconstruit, avec patience et ironie, un monde luxuriant et poétique. au fil des chapitres, il observe et nous apprend à voir le spectacle mystérieux de ce monde des ombres d'où émergent d'étonnants portraits.
    Ainsi le lecteur participe à une sorte d'envoûtement dans ce récit bourré comme un pétard d'humour, de sagesse et d'espoir.

  • Les fameux carnets que Nicolas Bouvier tint pendant son séjour au Japon en 1964 restèrent longtemps inédits. Partie intégrante du «Livre des Merveilles» qu'il souhaitait écrire, Le vide et le plein impose cet art unique qu'il a de saisir, comme on dérobe des pommes à l'étalage, des fragments d'éternité. Bouvier découvre, s'émerveille, s'étonne, se laisse faire mais aussi défaire par ce pays «non pas tant mystérieux que mystifiant». Et se livre dans ces courts chapitres plus peut-être que nulle part ailleurs.

  • La guerre à huit ans

    Nicolas Bouvier

    • Zoe
    • 6 Février 2020

    Voici trois textes réunis autour d'un sujet rarement traité par Bouvier : son enfance. Dans le récit central éponyme, l'écrivain raconte les étés passés dans la propriété des grands-parents maternels et comment, petit garçon de huit ans, il triompha de l'« une des figures les plus détestées » de son enfance : Bertha, la gouvernante prussienne tyrannique.

  • « La nuit montait du sol comme une nappe d'encre, pas une lumière, le noir des murs plus profond encore que le noir des prés. Un vent à décorner les boeufs ; mes poings gelaient au fond des poches. Alabar ne m'a pas suivi longtemps : ce rien ne lui disait rien qui vaille. Il a fait demi-tour et gratté à la porte qui s'est ouverte aussitôt ». Qu'il soit dans les îles irlandaises d'Aran, à New York, en Corée ou en Chine, Nicolas Bouvier écoute et regarde, saisissant toujours le génie du lieu et des hommes.

  • Le présent recueil réunit les textes que Nicolas Bouvier a écrit sur la photographie entre 1965 et 1996. A de nombreuses occasions, l'auteur genevois avait parlé de son métier d'iconographe, notamment dans le petit livre Le hibou et la baleine, paru en 1993, mais sa réflexion sur l'acte photographique restait à découvrir. Jusqu'à ce jour, les écrits qu'il a dédié à ce sujet (préfaces, articles de presse, introductions à des catalogues d'exposition) restaient dispersés. Près de quarante textes se trouvent ainsi rassemblés ici. Parmis eux, certains relatent également son activité de « chercheur-traqueur d'images », qui aura été son gagne pain durant près de trente ans. Il nous a paru intéressant de les reprendre ici, d'autant plus que quelques-uns de ces textes sont totalement inconnus et n'ont jamais été republiés.
    Photographe à ses débuts (par nécessité), portraitiste (par accident), chroniqueur (« aliboron ») : la photographie est une constante dans le parcours de l'écrivain voyageur. Nicolas Bouvier s'intéresse à la photographie parce qu'il entretient un rapport passionnel à l'histoire de l'estampe. Les images qu'il affectionne n'appartiennent jamais à la « grande » peinture classique mais toujours à l'art populaire. Dans les textes qui composent ce recueil, il est beaucoup question de ses tâtonnements : l'important pour l'écrivain étant d'élaborer une esthétique de l'effacement puis de se « forger une mémoire iconographique ». Il tirera son enseignement de ses nombreux voyages et des recherches infatigables dans les bibliothèques du monde entier.

  • Des textes inédits de Nicolas Bouvier (1929-1998) rédigés en des pays sur lesquels il n'a rien publié de son vivant : telles sont les pépites de ces archives sur près d'un demi-siècle. En 1948, le jeune homme de dix-huit ans écrit son premier récit de voyage entre Genève et Copenhague, rempli d'illusions qu'il veut rendre réelles ; en 1992, l'écrivain reconnu sillonne les routes néo-zélandaises, à la fois fourbu et émerveillé. On découvrira aussi avec lui la France et l'Afrique du Nord en 1957-1958, l'Indonésie en 1970, la Chine en 1986 et le Canada en 1991. Autant de voyages initiatiques aux divers âges de la vie. Des pages attachantes où transparaît tout le talent de Bouvier, portraitiste et observateur hors pair, mais également reporter, historien, ethnographe, conférencier, photographe, poète.

  • Oeuvres

    Nicolas Bouvier

    À quel envoûtement obéit un jeune Suisse bien né, sur le berceau duquel les fées se sont penchées, pour «prendre la route» à 24 ans, ses diplômes en poche, en Fiat Topolino, mais sans un sou vaillant et pour un aller simple ? Il est décidé à en découdre. Avec lui-même, avec la vie et avec l'écriture. De la Yougoslavie au Japon, c'est dur, mais c'est cette dureté qu'il recherche : la descente en soi qui peut être illumination ou descente aux enfers, l'intensité de l'instant et l'ennui qu'il faut meubler avec des riens. Le pittoresque, l'observation ne sont que des supports à la quête de soi et à la douleur de l'écriture, mais ils nous valent des portraits truculents, des récits merveilleux car ce conteur est un enchanteur. Il fait son miel avec les surprises de la route qui ne sont pas ce que l'on croit. Ainsi ce corps encombrant qui réclame cheque jour sa pitance et que frappe un cortège de malarias, de jaunisses à répétitions, sans parler des dents qui prennent la poudre d'escampette. On s'en va «pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes élimées par les lessives qu'on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels... Sans ce détachement et cette transparence, comment espérer faire voir ce qu'on a vu ?». Mission accomplie. Nicolas Bouvier a payé sa livre de chair et bien au-delà, et son écriture de l'extrême exigence, de l'économie du mot, fait de nous des visionnaires par procuration auxquels il arrache «des râles de plaisir».

  • En 1994, les Presses universitaires de Princeton publient un ouvrage intitulé Geneva, Zurich, Basel : History, Culture & National Identity. On demande à Nicolas Bouvier de s'occuper du chapitre sur Genève ; il écrit dix pages dans lesquelles il aborde avec lucidité et non sans humour ce qui a fait la spécificité de la ville, tout comme les grands noms qui ont marqué son histoire. En commençant par la guerre des Gaules, il fait la part belle à tous les "grands thèmes genevois" : rigueur du protestantisme calviniste, banques, pédagogie, botanique, humanitaire...
    On y découvre le double visage d'une République qui, au fil des siècles, a tantôt recueilli quelques-unes des plus grandes personnalités étrangères, tantôt rejeté ses plus illustres penseurs ; une République qui, parce qu'elle a toujours été prise dans l'étau de puissances adverses et parfois hostiles, a su se façonner une identité propre ; et où les sciences ont pu trouver un terrain de développement favorable alors même que les arts sont souvent restés en rade.
    Sans complaisance mais avec une évidente affection pour sa ville natale,

  • Bouvier, chercheur d'images et mémorialiste du cosmos, a collaboré dans les années 1990 à une revue où il tenait une rubrique intitulée Histoire de. Vingt-cinq textes sur image racontent des histoires qui ressemblent à celles de l'enfance, enchantent, instruisent, aiguisent le regard et fi xent notre mémoire.

  • Le dehors et le dedans

    Nicolas Bouvier

    • Zoe
    • 19 Juin 1998

    Paru pour la première fois en 1982, le dehors et le dedans est l'unique recueil de poésie de nicolas bouvier.
    Revue et augmentée, cette quatrième édition compte six poèmes.

  • 1 autre édition :

  • L'oeil du voyageur

    Nicolas Bouvier

    • Hoebeke
    • 24 Avril 2008

    En 1953, Nicolas Bouvier quitte l université et part pour un long voyage sans idée de retour: destination Ceylan. Accompagné d un ami, le peintre Thierry Vernet, il s embarque à bord d'une Fiat Topolino; dans le coffre de la minuscule voiture: un magnétophone, les Essais de Montaigne, une machine à écrire et un appareil photo.
    Trois ans de voyage qui le conduiront en Yougoslavie, Turquie, Iran, Kurdistan, Pakistan, Afghanistan pour s achever en Inde et à Ceylan. De ce voyage, il ramènera un livre L'Usage du monde, un livre-clé diront certains, culte diront d autres. Un livre initiateur en tout cas qui conduit le lecteur au coeur d une dérive personnelle autant qu au centre des pays parcourus.
    Nicolas Bouvier découvre par les hasards de la vie le métier de «chercheur d images» qu il épouse aussitôt ; il fera ainsi ses débuts de photographe dans ce voyage entre les Balkans et l Inde. C est au cours de ce périple que son il s aiguise et qu il confirme sa maîtrise de cet art.
    Cet album regroupe l ensemble de ses photographies prises pendant le voyage de L Usage du monde, entre 1953 et 1955, photographies accompagnées de textes souvent inédits.
    2008 marque le dixième anniversaire de la mort de Nicolas Bouvier (1929-1998). Aujourd'hui encore, il est considéré comme le plus grand écrivain-voyageur de notre temps, et fait l'objet d un véritable culte. Beaucoup de jeunes écrivains se revendiquent de lui et certains ont refait le voyage mythique de L'Usage du monde sur sa trace.

  • A partir de 1955, peu après le périple qui l'a mené de Genève à Ceylan, Nicolas Bouvier effectue de longs séjours au Japon. Il figure alors parmi les tout premiers «vagabonds» à parcourir à pied ce pays encore méconnu en Europe. Il en ramènera la matière d'un de ses livres les plus célèbres : Chronique japonaise.
    C'est à Tokyo que l'écrivain devient vraiment photographe. «Pour survivre», explique-t-il, il s'essaie au portrait de ses voisins de quartier : vendeur de parapluie, marchande de soupe ou maquerelle...
    Mais Nicolas Bouvier se prend vite au jeu et, lors de ses pérégrinations à travers l'archipel, il s'intéresse à tous les sujets d'une culture populaire qu'il découvre au fur et à mesure qu'il la photographie : la vie des saltimbanques, l'enseignement du sumo, les enseignes peintes, les lanternes, les épouvantails ou les paysages qui «ont toujours l'air d'avoir été arrangés par un antiquaire».
    Son Japon est un pays pauvre d'avant le miracle économique, un monde clos dont les caractéristiques les plus frappantes sont la lenteur, la frugalité, le silence, tout ce qu'apprécie le voyageur : «Dans ce peu qui me ressemble je me sens chez moi, je m'y retrouve.» Ce recueil d'images et de textes inédits révèle un grand photographe, portraitiste sensible qui découvre qu'il pourrait consacrer sa vie aux visages des autres, attendre d'y voir monter les émotions réprimées, de les voir se remplir «comme une chambre vide que l'on meublerait en hâte pour un hôte inattendu». Il témoigne d'une rencontre décisive et émerveillée : celle d'un auteur avec un pays qui l'inspire comme aucun autre.

  • Classique de la littérature de voyage, le récit de Nicolas Bouvier nous projette dans un monde aujourd'hui disparu. Parti de Genève à l'été 1953, accompagné de son ami Thierry Vernet, peintre et dessinateur, le jeune homme traverse les Balkans, la Turquie, l'Iran et l'Afghanistan à bord d'une Fiat Topolino, dans des conditions parfois extrêmes. Ce voyage sur des routes le plus souvent rudimentaires est ponctué d'étapes qui permettent au duo de gagner leur vie grâce à leurs talents artistiques. Ainsi, ils passent l'hiver dans la ville de Tabriz, coupée du monde par la neige et le froid pendant 6 mois, et sont amenés à partager la vie rude d'un peuple pratiquant un islam modéré et accueillant. Après la traversée éprouvante du désert Baloutch, les deux voyageurs s'arrêtent à Quetta pour reprendre des forces. Leur voyage s'achève à Kaboul, centre du monde de par sa position géographique, au carrefour des grandes cultures de l'Inde, de l'Iran et de la Chine.

    1 autre édition :

  • Nicolas bouvier raconte l'ascension d'un volcan, le halla san, sur l'île coréenne de chedju.
    A travers cette longue randonnée, la corée, les vicissitudes de son histoire, sa culture sont restituées dans ce qu'elles ont de plus vivant.

  • Jérémy Pommier vient d'être recruté comme médiateur au Centre International de l'Art Pariétal (Lascaux 4). Son grand-père, Jean, ancien guide de Lascaux 2 désormais à la retraite, apprend qu'il est atteint d'une maladie qui ne lui laisse que quelques mois à vivre. N'ayant jamais vu la grotte originale, il va demander son petit fils de lui faire visiter Lascaux 4, réplique complète et inédite qui retrace la découverte de la célèbre grotte. Suivons le guide dans son initiation, prétexte à nous faire vivre la grande aventure de Lascaux et des origines de l'art...

  • Des textes inédits de Nicolas Bouvier rédigés en des pays sur lesquels il n'a rien publié de son vivant : telles sont les pépites de ses archives sur près d'un demi-siècle, du jeune homme de dix-huit ans qui en 1948 écrit son premier récit de voyage entre Genève et Copenhague, rempli d'illusions qu'il veut « rendre réelles », à l'écrivain reconnu qui en 1992 sillonne les routes néo-zélandaises, à la fois fourbu et émerveillé.
    On visitera aussi avec lui la France et l'Afrique du Nord de 1957-1958 lors d'une tournée de films-conférences, on parcourra la campagne de Java en 1970 à bord d'une locomotive, on accompagnera des touristes en Chine en 1986 et on fera du tourisme avec son épouse au Canada en 1991.
    Tout le talent de Nicolas Bouvier apparaît dans ces carnets : portraitiste et observateur hors pair, mais également reporter, historien, ethnographe, conférencier, photographe, poète. La brièveté des notations, les feuilles de route, l'absence de relecture et de projet littéraire rendent particulièrement attachantes ces pages qui s'adressent aux lecteursvoyageurs comme à tous les amateurs de l'auteur genevois. Car, dans ce recueil où l'on retrouve la profondeur historique et le charme du Bouvier écrivant, scintille le Bouvier écrivain.

  • La découverte d'inédits de Nicolas Bouvier (1929-1998), le plus grand écrivain-voyageur de ce temps, est chose véritablement exceptionnelle : surtout quand il s'agit, non pas de quelques articles retrouvés ici ou là, mais de rien moins que ses fameux « carnets » si souvent évoqués, qu'il tint pendant son séjour au Japon en 1964 et que nul n'avait lus.
    L'Usage du monde, publié en 1963, marquait la première étape jusqu'à la Khyber Pass, en Afghanistan, d'un immense voyage commencé en 1953, via Belgrade, « vers la Turquie, l'Iran, l'Inde, plus loin peut-être... » Et là, se dit-il, « si j'ajoutais l'Inde, Ceylan, et le Japon, ce serait Le Livre des merveilles en deux mille pages, que j'aurais terminé vers cinquante ans...» De ce Livre des merveilles, évidemment interminable, Nicolas Bouvier nous aura livré quelques joyaux. En voici une part importante, jusqu'ici inédite, qui nous fait découvrir un Nicolas Bouvier au quotidien, tout en notations vives, drôles, touchantes, d'une acuité proprement incroyable.
    Le style de Bouvier, c'est d'abord cette qualité de regard, ces ciselures de miniaturiste, cet art unique de saisir, comme on dérobe des pommes à l'étalage, des fragments d'éternité au détour d'une scène, d'un regard échangé. Le voici ici tout entier, en liberté, avec son inimitable humour, et l'on croirait presque entendre sous ses phrases le grain de sa voix tandis qu'il découvre, s'émerveille, s'étonne, se laisse faire, mais aussi défaire par ce pays « non pas tant mystérieux que mystifiant » au long de ce deuxième séjour au Japon avec sa femme Éliane.
    Le Vide et le Plein s'impose comme un chapitre précieux de l'oeuvre de Nicolas Bouvier, où il se découvre plus, peut-être, que nulle part ailleurs.

  • Histoire d'une dynastie de photographes, 1864-1983.
    Une conjonction, pour l'astrologue, est un événement à la fois exceptionnel et nécessaire. Telle apparaît la rencontre, réalisée dans cet ouvrage, entre un écrivain et son sujet. Sans effort, la verve de Nicolas Bouvier entre en résonance avec l'art de vivre ingénument génial, sagement déraisonnable (sous les dehors un peu surannés et contraints d'une famille bourgeoise de Genève), des pionniers de la photographie que furent les Boissonnas. L'audace créatrice mariée à une industrieuse énergie trouve son répondant dans la jubilation savamment contenue du narrateur.
    La même sympathie, la même distance amusée, fruits d'une amitié discrète et d'une admiration spontanée, ont présidé au choix des photographies, paysages, portraits, documents, dont l'intérêt et la perfection technique suscitent un émerveillement constant. L'histoire d'un atelier de photographie promis à une renommée internationale s'insère dans la "saga" d'une famille d'artisans d'origine dauphinoise huguenote, installée à Genève depuis le début du XVIIIe siècle.
    Fred Boissonnas, qui emporta ses appareils en Grèce et en Egypte pour de prodigieux reportages, en est la figure la plus marquante, mais on ne saurait le détacher de l'ensemble du clan familial, et en particulier des cinq autres artistes qui incarnèrent l'atelier : Henri-Antoine, le père, fondateur de l'entreprise, Edmond-Victor, le frère, inventeur des plaques "orthochromatiques" qui assurèrent pour longtemps à l'atelier une remarquable avance technique, et les trois fils dont le dernier, Paul (qui ouvrit à l'auteur les riches archives de la famille et de l'atelier établies par ses soins), a choisi Gad Borel-Boissonnas, son gendre, pour continuateur et gardien d'une oeuvre collective unique en son genre.

  • Toute l'oeuvre de Nicolas Bouvier est traversée par la musique : la musique qu'il a lui-même étudiée et jouée et qui l'accompagne ans ses moments de solitude, la musique au coeur de ses poèmes, les musiques qu'il découvre au long de ses voyages. La musique est à ses yeux supérieure à la parole parce qu'elle est un langage universel. Au cours de son voyage de Genève à Tokyo, il a pris soin d'enregistrer toutes sortes de musiques dans les villes et les villages traversés (CD Poussières et musiques du monde, Zoé, 1998). Pour la première fois, un livre a pour but de réunir ses textes et ses photos centrés sur la musique. Les écrits, inédits, sont extraits des carnets de l'écrivain. Les photos dévoilent en particulier sa fascination pour les musiciens japonais.

  • L'art populaire en Suisse

    Nicolas Bouvier

    • Zoe
    • 2 Décembre 1999

    Pour nicolas bouvier, l'art populaire n'est pas spécifique à une seule région.
    C'est ainsi que l'on retrouve en souabe et en alsace les lettres d'amour si bien connues en suisse. comme on retrouve, à l'identique, les rosaces sculptées des anciens meubles rustiques suisses sur le bonnet des femmes kalmouks, au fond de la sibérie. ainsi l'art populaire, écrit nicolas bouvier, nous permet de " parcourir la planète sur un tapis volant par archétypes interposés ". mû par son infatigable curiosité pour cet art anonyme, il en a rassemblé une collection d'images importante.
    Des papiers découpés aux enseignes, des costumes aux masques, du mobilier aux arts du textile, des images de cuir au verre peint et gravé, il décrit et illustre avec une érudition raffinée les arts populaires suisses dans leur richesse et leur diversité. et ajoute malicieusement : " le métier d'iconographe est de nos jours aussi répandu que celui de charmeur de rats ou de chien truffier. ".

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